Récupération de l’eau de pluie

Sait-on que 55 % du volume d’eau utilisé ne nécessite pas une qualité d’eau potable ?

Voici la consommation journalière en litre par personne :

On utilise 150 l d’eau par personne et par jour, soit 55 m3 par an ! Alors que seul 70 l d’eau potable suffiraient ! Un chiffre suffit à expliquer le gaspillage de l’eau : moins de 3 % de l’eau potabilisée sert à l’alimentation humaine. Le reste est utilisé pour le bain, la douche, le lave-linge, le lave-vaisselle, le lavage de voiture, l’arrosage.

Noter aussi qu’un robinet qui fuit, c’est 120 l par jour, une chasse d’eau, c’est 600 l et que 18 l sont économisés si l’on ferme le robinet en se lavant les dents.

Soyons responsables

Il est judicieux d’investir dans des installations pour la récupération de ces eaux de pluie. Celles-ci présentent beaucoup d’avantages :
• Elles limitent la consommation d’eau potabilisée et réduisent les factures tout en épargnant les réserves d’eau douce.
• Elles diminuent le ruissellement, retardent l’engorgement des réseaux, limitant ainsi les risques d’inondations lors de fortes pluies.
• Elles réduisent les traitements coûteux utilisés pour produire une eau alimentaire qui, dans les faits, sert à tout mais très peu à l’alimentation.
• Elles constituent une source pour arroser le jardin, pour laver les voitures et les sols, pour alimenter les piscines naturelles, les bassins, les chasses d’eau des toilettes, les lave-linge et le chauffage central.

Comment ça fonctionne ?

Récupérée en toiture, l’eau est acheminée vers une cuve ou une citerne de stockage qui peuvent être en béton ou en polyéthylène haute densité. Les citernes sont généralement enterrées. Les cuves peuvent être situées à l’extérieur ou à l’intérieur d’un bâtiment, dans un local sombre et à l’abri de la chaleur, ce dernier cas présentant l’avantage d’éviter un développement bactérien tout comme les citernes enterrées.
La dimension de la réserve dépend de la surface de la toiture et de la localisation géographique de l’installation.
Un premier traitement éliminant les feuilles, les brindilles et autres déchets est effectué avant l’entrée dans la citerne. A la sortie de celle-ci, plusieurs niveaux de filtrage peuvent êre installés suivant l’utilisation que l’on souhaite faire de cette eau.
Une pompe est installée en raccord à l’arrivée d’eau de pluie (citerne/cuve) et au réseau d’eau de ville, assure l’alimentation des toilettes, du lave-linge, d’un système d’arrosage, etc. Elle se compose d’une pompe à réservoir tampon, d’un coffret de commande et d’un système de remplissage par robinet à flotteur.

Principe de collecte de l’eau de pluie

L’eau de pluie récoltée par les chéneaux -ou, sur les toitures plates, par un caniveau ou directement par les naissances- (1) s’écoule par le collecteur muni d’un filtre (2) dans une citerne (3). Un trop-plein (4) permet de pallier le débordement tandis qu’un collecteur (5) évacue feuilles, brindilles et impuretés. Un mât fixe (6) est installé dans la cuve sur lequel coulisse un flotteur à la surface de l’eau. Un détecteur électronique de niveau bas (dans la cuve) permet, quand la citerne est presque vide, de basculer sur l’appoint automatique. Lorsqu’il y a demande en eau, le surpresseur automatique (7) détecte le niveau : il aspire alors l’eau par la crépine ou inverse la vanne pi-pass sur une réserve d’eau de la concession. On alimente des postes autres qu’alimentaires et corporels (8). Modèles de cuvesEn polyéthylène rigide

En polyéthylène rigide

En béton

En métal

Cuve souple

Modèle de pompe automatique

Contrôle des installations

Contraintes sur les installations

Les équipements de récupération de l’eau de pluie doivent être conçus et réalisés conformément aux règles de l’art, de manière à ne pas présenter de risque de contamination vis-à-vis des réseaux de distribution d’eau destinée à la consommation humaine. Ces contraintes se traduisent par des prescriptions et recommandations précises relatives aux différents éléments constitutifs du réseau de distribution.

Contrôle des installations

Le propriétaire d’une installation distribuant de l’eau de pluie à l’intérieur de bâtiments est soumis à des obligations d’entretien semestrielles : notamment vérifier la propreté de l’installation, la présence de la signalétique et le fonctionnement des disconnecteurs ; et annuelles : nettoyer et désinfecter. Un carnet sanitaire doit être en place.

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